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Sujet: Re: Backstage... Pour tous. Dim 27 Nov - 16:57
Nous sommes dans l’entrée d’un appartement, la porte est ouverte. On peut voir une femme en train de s’habiller chaudement, probablement sur le point de sortir. On entend une voix bien connue l’appeler :
« Emily, tu peux pas me laisser comme ça, voyons ! Allez reviens, y en a pas pour longtemps ! »
La dénommée Emily se retourne et répond :
Emily : Désolé Stanley-chou, mais je dois y aller, je suis déjà presque en retard !
Stanley : Enfin, mon petit strudel au gingembre, tu te rends compte de la position dans laquelle tu me mets ? Comment je vais faire, maintenant ?!
Emily soupire en secouant la tête.
Emily : Je suis certaine que tu vas trouver un moyen de t’en tirer, comme toujours. Tiens, il y une équipe de tournage de la WWA, ils pourront peut-être t’aider. Allez, je file, à ce soir mon coeur !
La femme sort en fermant la porte derrière elle, la caméra se retrouve donc à l’intérieur de l’appartement.
Stanley : Hem… s’il-vous-plaît ? Par ici, je vous prie !
La caméra s’avance vers l’endroit d’où provient la voix, et finit par arriver dans une chambre. Sur le lit défait se tient donc Stanley Rosenbaum, dans une posture fort compromettante : les poignets menottés aux barreaux de son lit, les cheveux en désordre, un bandeau en satin pourpre noué autour des yeux, et dans le plus simple appareil. Mais il a tout de même gardé un pan de couverture sur son bassin.
Stanley : Ca y est, vous êtes là ? Bien. Je tiens à préciser une chose, c’est pas ce que vous croyez. Ceci étant dit, j’espère que vous aurez l’amabilité de m’aider à ouvrir ces menottes.
Caméraman : Désolé, m’sieur, je dois tenir la caméra à deux mains.
Silence de quelques secondes.
Stanley : Ha. Je vois. Bon, heu… pourriez-vous au moins m’aider à enlever ce bandeau de sur mes yeux ? Non, je suppose que non. Bon, bon, bon. Ne paniquons pas, j’en ai vu d’autres.
Stanley se livre alors à un exploit titanesque : il réussit à enlever son bandeau sans les mains, grâce à quelques mouvements de sa mâchoire et de son nez. Evidemment dit comme ça, on se rend pas bien compte. Mais à voir, c’est vraiment impressionnant. Le lutteur a donc les yeux dégagés, le bandeau repose sur son torse.
Stanley : Ouf ! Alors, maintenant, les clés ! Où sont-elles ?
Il tourne la tête à droite, à gauche, et finit par les apercevoir, sur la table de chevet, à moins d’un mètre du lit, et pourtant tellement loin.
Stanley : Bon, gardons notre calme.
Stanley tente alors d’attraper les clés avec ses pieds ! Pendant qu’il les livre à des contorsions dignes d’un artiste du cirque du Soleil, Stanley essaye de fait bonne figure en bavardant.
Stanley: Hmmmpff ! Emily a le chic pour me laisser sur ma faim dans les moments les plus… gnnnn… cruciaux ! En tout cas, si je m’en sors, je n’aurais plus rien à craindre face au champion Wire à Santa’s Lock ! Tiens, puisqu’on parle du diable…
Alors, Démon, on ne t’entend déjà plus ? Ne me dis pas que tu n’as plus rien à dire, je ne te croirais pas ! Les gars comme toi ont toujours quelque chose à dire, ce qui est paradoxal vu leur niveau. C’est vrai que c’est un phénomène physique assez courant : les grandes gueules ont une faculté de bavardage proportionnellement inversée à leur capacité à faire quelque chose d'impressionnant dans un ring. Pourtant, moi-même je ne peux pas dire que j’ai été particulièrement brillant lors du match par équipe au dernier Bash, mais je ne peux pas croire que tu aies été impressionné au point de ne plus la ramener ! Mais même si c’était le cas, je comprendrais, Démon.
A moins que le démon de films d’horreur de série Z ne soit reclus dans son coin, à prier pour qu’on oublie qu’il a relevé mon défi ? Mon petit diablotin, ce n’est pas comme ça que tu vas me convaincre que tu es un bon champion, je te le dis tout de suite, même si tu n’en as probablement rien à péter. De toute façon, on le sait tous les deux, la valeur d’un champion extrême ne se mesure pas à ses paroles, mais à ses actes dans le ring. Et tu seras surpris de ce que tu vas voir à Santa’s Lock. Lorsque tu pointeras le bout de ta queue fourchue, on verra si après le match tu ne l’auras pas entre les jambes, si tu vois ce que je veux dire. En tout bien tout honneur, bien sûr !
Stanley est maintenant arrivé à saisir le trousseau de clés entre ses orteils !
Stanley : Ca y est ! Maintenant, le plus difficile est de…
Mais alors qu’il ramène sa jambe dans le lit, ses orteils laissent s’échapper le trousseau de clés, qui tombe sur le sol.
Stanley : Noooooooon !!! P*tain de bord*l à qu*ues de put*in de m*rde !!!
Le lutteur enrage, mais ses gesticulations font que le pan de couverture qui couvrait son bassin commence à glisser hors du lit. Stanley regarde alors avec effroi s’échapper le dernier refuge de sa dignité, et pousse un long cri de désespoir :
Stanley : Meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee*eeeeeeeeeeeeeeeeeerde !!!
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Sujet: Re: Backstage... Pour tous. Mar 6 Déc - 10:35
"HA!Hahahahaaaa... Haaaaa!" Stanley est face à la caméra, hilare, secouant la tête comme après avoir entendu une bonne blague pas très subtile mais amusante.
Stan: Démon, tu sais quoi je commence à bien t'aimer. Je dois t'avouer au début, je te prenais pour un énième illuminé sataniste peinturluré, mais non, en fait tu es bien plus que cela, tu es la caricature même de l'illuminé.
Il est vrai que ça manque pas les illuminés à la WWA: on a Anderson qui se prétend l'incarnation de l'Excellence et qui est aussi divertissant qu'un documentaire sur les fennecs, on a Beetle qui se croit perpétuellement le jour de mardi gras, on a Iscariote qui exploite à fond son rôle de cureton tourmenté, oulah, pas facile à dire ça... ensuite on a Sharpy, et aussi Julianhino, bon lui j'en parle même pas, et enfin on a toi.
Toi, tu es le meilleur dans ton genre. Tu joue ton rôle avec une telle constance, une telle application, une telle conviction que c'en est frappant, et réellement divertissant. Bon effrayant non, faut pas exagérer. On peut parler de crédibilité en tout cas, c'est sûr. Tu est crédible dans le rôle du mec qui se fait passer pour un démon. Mais tu ne seras jamais un démon. Je vais t'expliquer pourquoi.
Tu vois Dédé, depuis que je suis dans le milieu, j'ai côtoyés pas mal de cinglés qui endossaient le costume du diable ou d'un démon lâchés sur Terre pour y défouler sa volonté destructrice. Belzebuth, Vileny, El Verdugo... ils étaient assez bons dans leur genre, et redoutables pour la plupart. Mais le meilleur d'entre eux, le plus terrible, le plus grand des salauds, c'est Darkside.
Tu ne peux pas imaginer le degré de folie, de mégalomanie et d'inventivité de ce type, Démon. Et quand bien même tu te ferais une idée, tu ne pourrais prétendre lui arriver à la cheville. Pendant des années ce type s'est ingénié à pourrir la vie des autres lutteurs, à s'entourer de sbires aussi féroces que lui, et je sais de quoi je parle... Mais Pétale Orientale t'en parleras mieux que moi! Tout ça pour te dire qu'au niveau de la prestance, de l'impact, de l'efficacité, tu ne vaux pas un bon vieux Darkside. Même si nous sommes maintenant débarrassés de ce fléau, il a posé sa marque sur beaucoup d'entre nous, et à cause de cela, nous savons reconnaître quand un ennemi est digne.
Pour l'instant Dédé, tu m'intéresses, mais tu ne m’impressionnes pas. Je suis curieux de voir ce que tu vas m'offrir comme châtiment à Santa's Lock, même si je pense malgré tout que ça n'aura rien de très original. Ho ça sera douloureux, ça j'en doute pas. Mais c'est du déjà vu. Non, ce que je veux voir chez toi, c'est quelque chose que je n'ai encore jamais vu chez un adversaire. Tu n'as pas besoin d’hectolitres de sang, d'un décor post-apocalyptique ou d'ailes de chauve-souris géante pour être impressionnant. Essaye quelque chose qui rendra notre rencontre vraiment mémorable.
Et une dernière chose... la prochaine fois que tu copies une promo de Paco Rabane, fais en sorte que ça ne se remarque pas!
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Sujet: Re: Backstage... Pour tous. Ven 16 Déc - 19:10
Dans les coulisses, Stanley rôde comme un lion en cage. En jean et t-shirt noir, il a l’air sur les nerfs, et prêt à défouler sa colère à tout instant.
Stanley : Je te l’ai dit au dernier Bash, Démon, j’en ai pas fini avec toi. Pas encore. Tout d’abord, j’ai une réclamation à faire, à propos de notre match de Santa’s Lock.
Stanley se poste face à la caméra.
Stan : Tu plaisantes j’espère, Démon ?! C’est ça que tu appelles un match extrême ?! Tu prétends être un champion hardcore avec… ça ?! Je ne suis peut-être pas un spécialiste du hardcore, mais j’ai connu des matchs beaucoup plus violents, et des adversaires beaucoup plus féroces que toi !
Je me disais que ce premier match serait l’occasion d’apprendre à se connaître, de voir à quel niveau nous nous situons… et bien j’ai vu, et je répètes ce que j’ai dit : tu n’as rien d’un champion de l’extrême ! Même ma grand-mère est plus hardcore que toi ! Et j’ai plus souffert à ma dernière déclaration d’impôts que lors de cette petite bagarre de mecs bourrés ! Tu portes cette ceinture sans la mériter, tu portes un titre dont tu n’es pas détenteur, tu es appelé « champion », mais tu n’es pas un champion ! Tu n’es qu’une marionnette, un pantin tout juste capable de me faire saigner du nez ! [/size]
Stanley pointe du doigt un sparadrap sur son front.
Stan : Tu vois ça, Démon ? C’est tout ce que tu as été capable de faire ! Une simple coupure au front ! Je m’attendais à un festival de bumps, de coups vicieux et de violence, mais rien du tout ! Une défense de titre gagnée sur une porte refermée ! Tu m’as battu en m’enfermant dans une simple cellule ! Une cellule, hahahahaha ! Mais mon pauvre Dédé, même un rookie sans la moindre expérience du hardcore arriverait à faire ça !
Je suis très déçu, Démon ! Je t’en veux énormément, car tu m’avais promis de me botter les fesses, et au final tu m’as juste donné une petite pichenette sur le nez ! Je suis furieux, et tu vas te faire pardonner, je te le garantie ! Tu sais comment ? En me défonçant ma race dans un VRAI match hardcore ! Pour que tu puisses enfin avoir la légitimité pour porter cette ceinture, pour que tu aies enfin le droit de te dire « champion Wire » ! Cette fois, on la refait, mais en version adulte ! Et je veux plus qu’une coupure au front, je veux du sang versé, des chaises explosées sur des têtes, du verre pilé incrusté dans la peau, du fil de fer barbelé enroulé autour du poing, je veux un match hardcore digne de ce nom, par le sonotone de Kronos !
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Sujet: Re: Backstage... Pour tous. Ven 30 Déc - 0:02
[size=12]Sur l’écran s’affiche un message en grosses lettres : « WWA TV program : la séquence du médiateur ». L’image s’ouvre alors sur un décor de bureau, du genre émission faisait appel à un spécialiste. Et c’est Stanley Rosenbaum qui est la vedette de cette séquence. A moitié assis sur le bureau, Stanley est en costume, et tient dans sa main plusieurs petites fiches. Avec son grand sourire de faux-cul habituel, Stanley salue la caméra.
Stanley : Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans cette séquence du médiateur, l’émission qui n’a peur de rien ! Laissez-moi vous expliquer le principe de l’émission, rien de très compliqué : nous allons nous appuyer sur l’actualité de la WWA pour tenter de réconcilier certaines personnes ou trancher un débat. Pour commencer, intéressons-nous à la guerre médiatique entre Thomas Winterhart et MJ Price.
Mes jeunes amis, ce n’est pas en postant des réflexions débiles ou en twittant votre adversaire que vous allez vous faire remarquer et gagner un avantage psychologique sur lui. C’est devant la caméra, dans le ring ou dans les coulisses, quand c’est votre tour, qu’il faut vous exprimer. C’est à ce moment précis, quand on vous donne une chance de dire quelque chose d’intéressant et d’utile, que vous devez prendre vos tripes et videz votre sac, en expliquant à tout le monde pourquoi vous êtes supérieur à votre adversaire et pourquoi, comment vous allez le battre. Par exemple…
Par exemple, un lutteur lambda, appelons-le Stanley, est en coulisse. On lui dit qu’il va affronter un autre lutteur lambda, appelons-le Démon, pour le titre de champion Wire, qu’est-ce qu’il peut dire, Stanley ? Et bah, il peut dire qu’il va battre Démon pour le titre Wire parce qu’il ferait un bien meilleur champion que lui, qu’il serait tellement plus divertissant et crédible que lui, et qu’en plus, il a mauvaise haleine. Vous voyez, ça c’est de la promo ! Et en plus, c’est sonne vrai !
Stanley se lève de son bureau et se poste face à un écran TV, où apparaît un portrait de Démon.
Stanley : Démonstration, les p’tits gars, admirez un pro en action ! Voici notre champion Wire, Démon. Il a de la gueule, n’est-ce pas ? C’est vrai qu’il a le look du champion extrême par excellence : les cheveux longs, le visage maquillé pour se donner un côté « trop-dark-kikoulol », des vêtements noirs… On peut donc penser a priori que Démon est un bon champion Wire. Et bien c’est faux ! Il ressemble à un champion Wire, il porte la ceinture du championnat Wire, il parle comme un champion Wire, il a l’odeur d’un champion Wire, mais ça n’est pas un champion Wire ! Pourquoi ? Problème de crédibilité ? De charisme ? De longévité ? Un quelconque « X-factor » ?
Et bien, la réponse est : tout ça à la fois. Démon a bel et bien battu Sabre pour devenir le champion de la catégorie extrême de la WWA, mais ça n’est pas un champion établi. Pour cela, il lui faut quelque chose qu’il n’a pas, mais que quelqu’un peut lui donner. Ou plutôt, c’est quelque chose qu’il ne peut pas offrir tout seul au public, et ce quelque chose, c’est le spectacle ! Le « Holy shit ! moment », le showstealer, appelez-le comme vous voulez. Il lui faut un adversaire digne pour construire sa réputation, et c’est avec cet adversaire qu’il fera les matchs qui construiront son règne, dont on se souviendra.
Chaque champion a un adversaire désigné, soit par la direction, soit par la foule, soit par le champion lui-même, ou un adversaire qui s’est auto-désigné. Miles Turner avait The N., Triple A avait Beetle, Tragico Comoedia avait Kronos, Sharpy avait son banquier, etc… il ne peut pas faire sans, il en a besoin. Démon a donc besoin de moi, car je suis le seul lutteur avec lequel il pourra faire quelque chose d’incroyable. Je suis le seul adversaire qui lui permettra d’exploiter toute sa sauvagerie et de repousser les limites de sa folie. Vous n’avez qu’à regarder notre match à Santa’s Lock, un match si pauvre en violence et en prise de risques que j’ai failli en pleurer en voyant la rediffusion !
Tu comprends maintenant, Démon, quand je dis que j’en ai pas fini avec toi ? C’est un défi que je te lance : tu es capables de vaincre plusieurs fois un adversaire, ou bien tu les enchaînes, tu les consommes et tu les jettes une fois finis, comme des cigarettes ? Tu as le choix entre une rivalité mémorable, ou un règne chiant. Qu’est-ce que tu préfères ? A toi de voir, mais moi, si j’étais toi, je n’hésiterais pas…[/size]
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Sujet: Re: Backstage... Pour tous. Sam 7 Jan - 21:54
La caméra s'ouvre sur la zone d'interview, Mark Bundy se tient au centre, micro en main.
Mark Bundy : Bonsoir à toutes et à tous ! Je suis ce soir en compagnie d'un lutteur en convalescence mais qui ne chôme pas pour autant. Il a annoncé lundi dernier être le nouveau manager de la recrue Scott Panthera. Une recrue qui compte dès aujourd'hui imposer sa marque grâce aux conseils de Timothée Barbier, ainsi qu'à son expérience. Bonsoir Timothée !
Timothée Barbier : Bonsoir Mark.
Mark Bundy : Alors vous comprendrez la surprise de l'ensemble de la WWA et des spectateurs si l'on vous dit que l'on trouve votre nouveau statut plutôt étonnant. Vous êtes encore très jeune, plus jeune que Panthera et pourtant vous vous retrouvez en tant que manager de ce lutteur ... Il y a de quoi se poser des questions.
Timothée prend le micro que Bundy lui tend.
Timothée : Vous savez Mark, je comprend parfaitement ce que les spectateurs peuvent se demander. Comment un lutteur dont la carrière n'a même pas encore pris son envol, un lutteur qui a encore tout à prouver dans le monde de la lutte peut se retrouver à promouvoir le futur de la WWA, les lutteurs appeler à prendre sa relève alors qu'il n'est pas encore lui-même une star établie ... Je sais que cela peut sembler très étrange. Ma carrière n'est pourtant plus si jeune. Cela fait un an et demi que j'ai commencé et j'ai déjà engrangé pas mal d'expérience. Par exemple ...
J'ai commencé de façon tonitruante à la SOW. Bien sûr, j'étais un petit prétentieux arrogant, imbuvable et insupportable mais j'ai réussi à me positionner dans la course au titre assez rapidement.
Malheureusement, cette ascension a été brisée par une blessure très dure au muscle pectoral après une attaque de Desmond Gekko pendant l'invasion. J'ai appris à me relever et cette expérience servira à Panthera.
Par la suite, je suis devenu commentateur. Encore une fois cette expérience servira à mon protégé. Il saura comment l'on voit les lutteurs de l'autre côté du miroir. Et cela n'a pas de prix. Je lui apprendrai à lutter contre la pression, à faire fi des commentaires désobligeants et à ne jamais oublier son objectif : se perfectionner et vaincre sans jamais renier ses principes.
Je lui apprendrai à se respecter et à respecter les autres. Il évitera l'écueil dans lequel j'ai plongé : celui de la tête de con prétentieuse qui n'a de cesse de sombrer dans un délire narcissique du plus mauvais effet. C'est ce genre de choses qui font perdre des matchs importants et nous font passer dans la mauvaise dimension.
Enfin, je connais un peu la WWA maintenant ... Ses lutteurs. Mes conseils serviront à Panthera, il ne sera jamais pris au dépourvu contre des adversaires trop forts. Il saura les tactiques à avoir selon les lutteurs qu'il affrontera et pourra s'en sortir sans aucun problème. Je serai un mentor temporaire, mais un mentor tout de même !
Mark Bundy : Nous avons pourtant une crainte Timothée. Nous sommes d'accord sur le fait que, oui, vous avez quelque chose à lui apporter de très estimable, mais de votre côté ... Cela ne ressemble-t-il pas à un désaveu de la fédération. Comme si vous étiez un lutteur en fin de parcours ... Quelqu'un dont le seul rôle peut être d'entrainer des nouveaux lutteurs, mais que vous n'êtes pas ... prêt à assumer la relève ...
Timothée baisse les yeux et les relève vers Bundy, visiblement assez touché par cette remarque.
Timothée : Vous savez Bundy ... Je ne sais pas de quoi sera fait mon avenir. Les médecins me disent que j'en ai pour au moins 4 mois ... Et pourtant ... j'espère toujours revenir à un très bon niveau. J'ai eu quelques pépins physiques mais sans cela je pourrai revenir en force dès que possible ... je ne désespère pas de décrocher un titre ici malgré tout et Scott sera un allié précieux dans le futur ...
Bundy : Et en ce qui concerne les problèmes avec la fédération.
Timothée : je ne ferai plus de commentaires dessus ... Cela m'a déjà bien assez couté.
Bundy : Vous avez une réputation de bon vivant et de personnage très peu sérieux aussi. Cela vous dessert-il ?
Timothée (commençant à être de plus en plus exaspéré) : Ah ... Mon cher Bundy ... Ma vie ... Mon style de vie ... N'a absolument rien à voir avec mon niveau dans un ring. Je n'ai pas énormément de choses à ajouter à cela. Oui, il m'arrive de faire la fête. Oui, il m'arrive de boire ou de sortir plus que de raison. Les femmes aussi, un grand point faible selon certains ... Mais après tout ... Qu'est-ce que je peux en avoir à faire ?
Suis-je un homme ? Ou suis-je un pur produit de consommation qui doit marcher droit pour avoir l'opportunité de décrocher le ciel ?
Bundy : Ce n'est pas vraiment ça ... disons plutôt que trop papillonner peut nuire à votre concentration ...
Timothée : Ma concentration est totale. Je respecte la Wellness Policy, je ne prend aucune substance interdite par la WWA. Je suis parfaitement clean, épicurien mais clean ... Et si vous alliez voir d'autres lutteurs pour leur poser vos questions désobligeante et offusquante ? Je suis un lutteur qui a des difficultés, j'aime sortir, je suis blessé ... Mais je suis un lutteur honnête de cette fédération ... pourquoi n'allez vous pas poser des questions de ce genre à des monstres stéroïdés qui hantent les couloirs de la fédération ? Je suis sûr qu'ils pourront beaucoup mieux vous renseigner que moi sur les dangers de certaine substances.
Je vous laisse, j'ai du travail, moi. Pas de fausses questions à sensations ...
Timothée sort de l'écran et laisse Mark Bundy seul dans la pièce.
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Sujet: Re: Backstage... Pour tous. Dim 8 Jan - 12:33
La séquence du médiateur
Nous retrouvons une fois de plus l'animateur préféré des fans de la WWA, Stanley Rosenbaum! Celui-ci est aujourd'hui vêtu d'un peignoir vert émeraude, et suçote un bâton de réglisse, qu'il tient comme un cigare.
Stanley: Bonsoir très chères téléspectatrices et chers téléspectateurs, et avant tout public de la WWA, merci de nous retrouver pour une nouvelle émission de la séquence du médiateur! Tout d'abords, veuillez excuser ma tenue, je sors de chez mon avocat!
*Rires enregistrés*
Stanley: Aujourd'hui, nous allons revoir l'actualité de cette semaine à la WWA, avec comme principaux titres l'intervention musclée de la Police de Bash! à Axe, et la qualification de Lyn O'Hara et de Stanley Rosenbaum comme co-challengers au titre Wire!
L'écran prévu à cette effet repasse un extrait de Axe où la Konfrérie des Konnards intervient pendant le match par équipe entre Frakster-Yson Podesvrai et Thomas Winterhart-Cassandra Santa-Maria, suivi du discours de Kronos qui déclare Lily Blood et Luther Kay challengers aux titres par équipe.
Stanley: Ainsi, le légendaire Kronos, passé maître dans l'art de la manipulation, de l'intrigue, de la traitrise et de l'opportunisme, aurait décidé de mettre ses talents de leader et de chef de gang au service du show de Bash! afin d'en faire le show numéro 1 de la WWA! Une telle preuve d'altruisme et sens d'équipe peut paraître surprenant et même louche de la part de Kronos Sinister Macabra. Et pourtant, on peut là encore constater le génie politique et stratégique de cet individu: en voulant ramener toutes les ceintures à Bash! au sein de la Konfrérie des Konnards, il sert à la fois ses intérêts, les intérêts de Sir William Acherman, donc ceux de la WWA, et il récompense ses chiens de gardes! En somme, tout le monde y trouve son compte, Kronos n'a pas besoin d'aller conquérir lui-même les ceintures, après tout, il en a déjà largement profité en son temps, et surtout, surtout... c'est peut-être là notre chance, à nous, lutteurs de Bash! de lancer la guerre au show du lundi et prouver à la nouvelle direction de la WWA OU se trouve le vrai talent!
Sans juger ni condamner, je comprend les motivations de Kronos, et j'invite mes collègues de Bash! à partager le même esprit d'émulation et de dévouement pour leur division. Passons maintenant à l'information numéro 2:
L'écran passe ensuite des extraits de Bash où le champion Wire Démon intervient personnellement pour défier O'Hara et Rosenbaum dans un triple-threat match pour le titre.
Stanley: Comme vous avez pu le voir jeudi, Démon a lui-même scellé son sort en se choisissant deux challengers au prochain ppv. Déjà qu'avec un adversaire il a du mal à assurer une défense de titre correcte, mais là... Là, il ne fait aucun doute qu'il a lui-même scié la branche sur laquelle il est assis: si il ne peut pas focaliser son attention sur un seul adversaire, il a deux fois moins de chance de remporter la victoire. Même ceux qui ne sont pas forts en probabilités peuvent voir que Démon court à la défaite, même un fan de Mask Marvel le verrait!
Mais puisque ce match n'est pas encore officialisé, ce qui est en soi un scandale, je vais t'expliquer, Démon, pourquoi tu as bien fait de nous choisir comme challengers, Seraphina et moi. D'abord, parce que cela fait un concurrent de plus dans la division Wire et que cela donne un peu plus de valeur au titre, et ensuite, parce que comme ça je vais te prendre la ceinture, ce qu iest la moindre des choses, tu ne trouves pas ?
Regardons les choses en face, Démon: depuis que tu es champion Wire, on ne peut pas dire que l'aspect extrême de de la WWA ait été dignement représenté! Déjà que le championnat Wire n'est défendu que pendant les ppv, tu pourrais avoir la décence de faire ton boulot de champion extrême et d'assurer un putain de match extrême! Mais tout ce qu'on a pu voir à Santa's Lock, c'est une succession de contres, d'esquives, d'un type qui voulait éviter de se faire cramer les cheveux, qui avait peur de se prendre une explosion dans la figure, qui faisait gaffe à son maquillage... on se rapproche plus d'un clip de Lady Gaga que d'un match Wire! Tu n'es pas fait pour être champion Wire, c'est tout! Reconnais-le, il n'y a pas de honte à cela, ça peut arriver à tout le monde de se tromper de voie!
Il se trouve que la lutte hardcore est un domaine où je n'ai aps encore montré mes capacités. C'est vrai, j'ai déjà prouvé mes talents dans la lutte par équipe, la lutte technique, comme ma victoire par abandon sur Tigerclaw peut en témoigner, mais la lutte hardcore... pas encore!
Enfin, laisse-moi te dire quelque chose, Démon, puisque tu t'appelles Démon, et que ce nom renvoie, pour les croyants, au Diable, au Malin, au tentateur... et bien effectivement, quand on regarde un de tes matchs ou une de tes promos, on est tentés de regarder ailleurs, par exemple d'aller voir un match ou une promo de Stanley Rosenbaum... et on se rend compte que le meilleur moyen de combattre la tentation, c'est d'y céder!